Une cure d’amour

Le premier livre écrit par Elton John : très émouvant !

Une cure

Elton John a vendu plus de 250 millions de disques et détient le record mondial avec Candle in the Wind, 37 millions.

Ses prises de position courageuses et régulières en font le porte-parole le plus connu du combat contre le Sida.

carrechic.com  a lu pour vous : touchant, vrai et fort, 3 adjectifs qui définissent l’ouvrage poignant d’Elton John.
Il confesse ses différentes addictions : drogue, alcool, nourriture,  sexe…
Incontrôlable, Elton John explique sa période de folie en menant une vie sexuelle à 100 à l’heure, et à la même allure la consommation excessive d’un cocktail explosif : alcool, drogue, nourriture.
Il explique sa prise de conscience, en voyant souffrir et mourir bon nombres d’amis autour de lui tel que, pour n’en citer qu’un, Freddy Mercury du groupe Queen. Un beau jour, tant souhaité par son entourage, impuissant, qui  le regardait sombrer peu à peu. Il décide de mener un combat acharné pour reprendre sa vie en main.  Il fait le constat d’avoir eu la chance d’être passé au travers des mailles du filet « sida », lui permettant de connaître le bonheur aujourd’hui avec son compagnon David Furnish et d’être papa d’un petit Zachary Jackson Levon.
Tout démarre suite à sa rencontre avec le jeune hémophile Ryan White qui a contracté le VIH suite à une transfusion, celui-ci devient tout à coup la personne à éviter, à ne pas toucher, ni être vu en sa compagnie. Elton John a été touché par l’appel au secours de la mère de Ryan, spontanément il contacte la famille en détresse il propose son aide, Elton devient le porte voix, ouvre les portes, qui jusqu’ici restaient fermées, et surtout devient l’ami de Ryan et de sa famille toujours présent soit physiquement ou moralement. Très vite, il se rend compte qu’il n’y aucune fondation, ni association concernant le SIDA. Alors il fonde Elton John Aids Foundation, il fait appel à de nombreuses personnalités dans le showbiz, la politique. Un homme au grand cœur  toujours prêt à défendre les causes caritatives.
Cet ouvrage nous fera vivre l’engagement d’Elton John contre le SIDA mais aussi contre l’exclusion et l’incompréhension, épaulé par son conjoint David Furnish

Auteur Elton John
Traduit de l’anglais par Jean-Marc Simard
250 pages  17.00 €
Parution : 02 novembre 2012
Editions JC Lattès

Elton John est un survivant. Il en prend conscience dans les années 80 alors que la plupart de ses amis artistes meurent les uns après les autres d’une maladie alors mal connue et objet d’autant de préjugés que de répulsion.
Pourtant il continue à vivre comme avant : excès de drogue et de sexe…
Dans ce livre très émouvant, Elton John se livre pour la première fois. Sa remise en question démarre en 1985 alors qu’il accompagne Ryan White, jeune malade du Sida, tout au long de son agonie. Il est témoin de l’ostracisme dont sont victimes ces malades et décide de se battre contre lui. En 1990, il commence une cure de désintoxication dont il narre les souffrances, en sort six mois plus tard et ne replongera jamais plus dans les excès du passé… Rapidement, il crée sa fondation, l’EJAF – Elton John
Aid Fondation – et parcourt le monde pour soutenir les organismes qui aident les malades. Pour lui, ce fléau n’est pas une épidémie comme les autres : c’est une maladie de la misère et de l’indifférence qui touche les plus démunis et les plus faibles. Et quand on vit dans un pays qui condamne l’homosexualité comme la Thaïlande, l’Ukraine, l’Afrique du sud, l’Inde…
– où l’homosexualité n’est plus un crime que depuis 2009 –, l’absence de compassion, la crainte de la condamnation sociale et familiale font plus de mal encore que le virus lui-même.
Avec son bâton de pèlerin, Elton John va réussir à sensibiliser les gouvernements. Mais son indignation touche aussi les laboratoires qui profitent de la recherche publique pour créer leurs médicaments et l’Église catholique qui est longtemps restée opposée à l’usage des préservatifs.
Aujourd’hui, l’EJAF a levé des fonds supérieurs à 275 millions de dollars et est active dans 55 pays mais le combat doit continuer. Le sida frappe 34 millions d’hommes avec un million et demi de morts chaque année et reste la sixième cause de mortalité dans le monde.