La Hagada

La Pâque juive expliquée à tous

La Hagada - Adin Steinsaltz

La fête de Pâques ou Pessa’h, peut être considérée comme la célébration la plus importante de l’année juive.

Elle commémore et fait revivre la Sortie d’Égypte. Sa première soirée, en particulier, foisonne d’éléments symboliques, tant au niveau des aliments – pains azymes, herbes amères, agneau pascal à l’époque du Temple de Jérusalem – qu’au niveau du commandement unique de lire et de commenter, jusqu’au bout de la nuit, le récit de la Sortie d’Égypte.
Depuis des millénaires, les familles juives se réunissent donc ce soir-là pour lire la Hagada, le « récit », patchwork de versets bibliques et de commentaires midrashiques scandé par des rituels symboliques dont la fonction est avant tout d’aiguiser la curiosité des participants et de les inciter à poser des questions.
Il fallait tout l’art du rabbin Adin Steinsaltz pour rendre accessible ce texte fondamental au grand public, juif ou non. Il le fait en ne négligeant ni l’élucidation pédagogique, ni
l’exploration des profondeurs mystiques qui font la richesse du judaïsme. Dans la grande tradition des Hagadot illustrées, cette nouvelle édition propose également au lecteur près de 70 compositions du calligraphe Frank Lalou.

L’auteur, Adin Steinsaltz, rabbin israélien, est mondialement reconnu pour sa traduction commentée du Talmud, qui a permis à des millions de gens d’accéder enfin à ce patrimoine universel. Auteur prolifique et très suivi, il est notamment l’auteur, chez Albin Michel, de La Rose aux treize pétales, Introduction à la Cabbale et de L’Introduction au Talmud, qui sont devenus des classiques.

Calligraphies de Franck Lalou
Né au bord de la Garonne en 1958, après des études de Sciences Sociales n’ayant strictement aucun rapport avec ses aspirations artistiques et spirituelles, il se lance sans filet en 1984 dans une carrière artistique. Il est l’ambassadeur en Europe de la calligraphie hébraïque. Grâce à son ouverture sur différentes cultures on peut aujourd’hui dans des expositions en musées ou en galeries voir des lettres hébraïques dans des capitales mais aussi dans de tous petits villages où tout le monde ignorait même l’existence d’une calligraphie juive vivante. Frank Lalou, n’aime pas se qualifier lui-même de calligraphe. Pour lui la calligraphie n’est pas qu’une technique des pleins et des déliés, elle est l’art qui lui permet de relier toutes les facettes de son expression : en 20 ans de carrière il publie une quarantaine de de livres, essais bibliques, monographie d’archéologie, nouvelles, poésies, illustrations ; il fait une centaine d’expositions au Canada, aux Usa, en France, en Belgique, au Japon, en Chine, au Maroc. Mais ce qu’il préfère, c’est quitter le support papier, domaine naturel de la calligraphie, pour exalter les alphabets sur des façades de verre, du vitrail, de la céramique, des bijoux, des tapis, de la marqueterie, du cuir. Sa dernière passion depuis 3 ans est d’allier la musique et la calligraphie grâce à son invention : le calamophone, grande plume sonorisée. Il s’intègre avec ce calamophone dans un groupe de musique judéo-espagnole en tournée en Europe, mais aussi au sein de l’orchestre de musique contemporaine du musicien Daniel Biro de Londres

Adin Steinsaltz
Janvier 2013
185 pages-20.90€
Editions Albin Michel