Kriki en grand à Saint Paul de Vence

La Vague de Saint Paul expose tout au long de l’année des pièces uniques d’artistes de renoms

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Cet été du 11 juin au 23 septembre 2016, Kriki est à l’honneur avec la sculpture Katielo de plus de 5 mètres de haut

Hôtel moderne à l’allure contemporaine, la Vague de Saint Paul expose tout au long de l’année des pièces uniques d’artistes de renoms et s’inscrit ainsi dans l’esprit Saint Paulois, haut-lieu azuréen de l’art et de la culture. Construit à la fin des années 70 par le célèbre architecte André Minangoy, La Vague est un hôtel 4 étoiles situé à Saint Paul de Vence, à deux pas de la Fondation Maeght. Durant la saison estivale, ce lieu présente une exposition de sculptures d’artistes internationaux.

Tous les ans, de Juin à Octobre, la Vague de Saint Paul se mue en galerie d’art contemporain ! Arman, Ben, César, Bollié et bien d’autres sont exposés et habillent l’hôtel de leurs plus belles pièces le temps d’un été. Cet été, La Vague accueille Katielo, une sculpture monumentale de l’artiste KRIKI.

kriki artiste

Kriki

Cette année, Kriki est à l’honneur avec la sculpture Katielo de plus de 5 mètres de haut.

Kriki Katielo

Katielo

Katielo : nom issu de la cosmogonie Sénoufo – ethnie du Mali, signifiant la divinité maternité consacrée de la forêt. Son message est inséparablement théologique et anthropologique. Avec cette sculpture, Kriki cherche à radicaliser son idée-force de masques africains dont le bois se met à repousser. Ainsi, l’artiste donne vie de nouveau à la matière inerte des masques sculptés, laissant entrevoir l’idée d’une germination sourde à l’oeuvre.

De ce fait, Katielo expérimente la relation entre le visible et l’invisible, entre le masque et ce qu’il y a derrière. L’apparition inattendue de ces larges feuilles vertes au sommet du masque ainsi que ce surprenant bourgeonnement fait de Katielo une sculpture vivante !

Mais c’est aussi une sorte de carte d’identité de l’artiste qui incarne encore aujourd’hui la culture punk dans l’art contemporain français. Telle une Vierge à l’Enfant définitivement solennelle, mais aussi Pompadour Africaine, assise sur un ampli et chaussée de sneakers, Katielo semble attendre le branchement des jacks et autres effets larsens, prête au concert. Cette madone, poudrée et désinvolte, incarne autant la subculture que la haute culture. On la voit aussi caressant un personnage cubique, mi-robot, mi-fétiche polymorphe devenu la véritable signature de l’artiste : le Fuzz.

Le Musée d’Art Moderne s’emparera du Fuzz sous la forme d’une édition limitée devenue à ce jour collector. En plantant Katielo, comme on jette une graine, Kriki travaille par arborescence et sa radicalité inventive le rapproche des propos du philosophe Michel Serres : « Comme un rameau s’élance de la tige, la nouveauté émerge du format… »
La vague de Saint Paul 
Kriki