Fondation du doute Blois

La fondation du doute est un projet porté par l’artiste Ben Vautier

Ben Blois A

La fondation du Doute n’est ni un musée, ni un centre d’art mais un lieu original où règne l’esprit Fluxus

Week-end d’ouverture publique les samedi 6 et dimanche 7 avril 2013

La Fondation du doute a plusieurs visages

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C’est, bien sûr, un lieu où sont présentées les Œuvres  importantes de cette période si active des années 1960-1970 : plus de 40 artistes sur deux étages, quelque 300 œuvres , documents, archives et vidéos Fluxus, mais aussi « para et post Fluxus » comme le dit Ben, issus de sa collection personnelle, de celle de Gino Di Maggio (prêt des collections pour une durée de 8 ans), de la complicité d’artistes et d’autres collectionneurs comme Catarina Gualco. C’est également un lieu vivant, un réservoir d’idées, un espace d’expression, d’interrogation sur l’art, ses limites ou ses frontières. Conçue par Ben, la Cour du doute est l’entrée monumentale du site, c’est aussi un espace de diffusion et de programmation d’événements.

Le café contiendra un espace de débat, mais aussi j’espère qu’on pourra y manger les champignons de John Cage. Ben
Le Fluxus, café signé par Ben, est l’endroit de restauration et de convivialité de la Fondation; ouvert aux expressions artistiques les plus diverses, il permet les rencontres, les débats, assure la vie du site. La Fondation du doute est un lieu étonnant où l’art, comme l’affirmait Robert Filliou, devrait rendre la vie plus intéressante que l’art.
Blois pourrait devenir le centre d’étude des contradictions, le centre d’étude des frontières, le centre d’étude de la mégalomanie, la fondation du doute est un centre d’idées ; la magie Fluxus de George Maciunas a été de nous réunir entre nous et malgré nous. Blois va faire de même. Ben

Fluxus par Ben 

Ce que Fluxus est :
// Premier apport :
L’Event. Lorsque George Brecht arrive et pose des fleurs sur le piano en tant que proposition musicale, c’est focaliser une réalité simple. C’est, dans l’histoire de l’art, le geste limite de « la vie est art ». Mais c’est aussi et surtout, en égalisant l’importance des choses, placer l’artiste futur devant une situation non retour de non art.
// Deuxième apport :
En musique et en théâtre, Fluxus apporte dès 1963 la participation du public à l’action. Non pas une fausse participation, c’est-à-dire la comédie qui continue au milieu du public, mais un véritable désir du transfert des responsabilités. Par exemple, Benjamin Patterson va déverser dans le public du papier avec lequel le public va devoir réagir.
// Troisième apport :
Le divertissement : un concert Fluxus doit être de la musique contemporaine divertissante. Beaucoup trop de musiques contemporaines sont ennuyeuses trop dépendantes, pour le public, de la nécessité de références historiques et culturelles. Le divertissement dans Fluxus réagit donc contre la culture, redonne à l’art sa fonction primaire (divertir) et relègue la connaissance de l’histoire de l’art au second plan.
// Quatrième apport :
L’art par la correspondance, le Mail Art. A partir de1963, à la fois Ray Johnson et George Brecht se serviront de la poste pour transmettre leurs idées, leur vécu, par des petits détails de la vie, subtilités, anecdotes, etc.
Le Mail Art alors est une forme d’anti-art et non-art parce qu’il permet le refus de jouer l’artiste de carrière, ceci en évitant de passer par le circuit des galeries d’art, etc.
// Résumons :
Fluxus contient une attitude envers l’art. C’est un mouvement radical qui remet l’art et parfois l’espèce humaine en question. Fluxus contient « l’Event » de Georges Brecht : par exemple serrer la main de quelqu’un ou nettoyer son violon. Fluxus contient l’action vie / musique : faire venir un professionnel du tango pour danser sur scène. Fluxus cherche à établir une relation entre la vie et l’art, Fluxus contient le gag, le divertissement et le choc Fluxus contient de l’humour.
Ben.

Fluxus en quelques dates

// 1952
– John Cage compose 4’33’’ de silence.
// 1955/1956
– Performance à Osaka du groupe Gutaï.
// 1956
– Yves Klein crée ses premiers monochromes.
// 1958
– John Cage donne ses premiers cours à New York à la New School of Social Research
avec comme élèves George Brecht, Dick Higgins, Al Hansen, Allan Kaprow.
– Exposition Dada à Düsseldorf qui influence beaucoup d’artistes, en particulier Nam
June Paik.- Ben rencontre Klein et Arman à Nice.
// 1959
– Après s’être intéressé à la notion d’indétermination, première représentation
à New York des Events de George Brecht :Towards Events (Vers les événements).
– Vostell crée Électronic Vision et TV Decoll / Ages.
– La Monte Young découvre la musique indéterminée de John Cage.
– L’invention du happening par Allan Kaprow, première manifestation : en octobre à la galerie Reuben à New York.
// 1959/1961
– Pietro Manzoni crée ses premières « Pièces Limites » : La merde, la ligne,
le socle…
// 1960
– La Monte Young étudie à New York la musique électroacoustique dans la classe
de Richard Maxfield.
– À New York, Georg Maciunas fréquente les classes de Richard Maxfield à la New School
of Social Research et rencontre La Monte Young.
– Premiers tableaux pièges de Daniel Spoerri.
– Mary Baumeister, épouse de Stockhausen, présente dans son appartement des
performances et des oeuvres de Paik, Brecht, La Monte Young…
// 1960/1961
– Le groupe Nouveau Réalisme se constitue à l’initiative de Pierre Restany, avec Arman, Klein, Raysse, Spoerri…
– À New York, La Monte Young, organise une série de concerts-performances dans
le studio de Yoko Ono, au 112 Chamber Street.
// 1961
– Dans sa galerie new-yorkaise AG, George Maciunas annonce la création de FLUXUS et organise des représentations (œuvres  de Richard Maxfields, John Cage, Dick Higgins, Jackson Mac Low).
– Maciunas met en page avec La Monte Young le livre An Anthology, première publication Fluxus rassemblant bon nombre d’artistes déjà cités.
// 1962
– Maciunas quitte, en novembre 1961, New York pour l’Europe, s’installe en Allemagne
à Wiesbaden ; il planifie une grande tournée Fluxus qui se déroulera jusqu’en 1964 en passant par Berlin, Moscou, Tokyo.
3 Esprit fluxus & Co
– Nam June Paik organise en juin, à Wiesbaden en Allemagne de l’Ouest, le concert Néo-Dada In Der Musik.
– The Festival of Misfits (le festival des désaxés) organisé par Daniel Spoerri à Londres réunit Cage, Metger, Spoerri, Koepke, Emmett Williams, Ben Vautier (qui s’expose pendant 15 jours dans la vitrine de la Gallery One), George Filliou…
– À Nice, Ben publie la revue Ben Dieu et Moi, Ben, je signe tout.
– Vostell réalise, à Paris, City-Rama, une exposition itinérante.
// 1962/1963
– « Fluxus International Festspiele Neuester Musik » (Fluxus Festival International
de la musique la plus nouvelle) se déroule en septembre 1962 à Wiesbaden, puis à Amsterdam, Copenhague, Paris et Nice.
// 1963
– À Nice, en juillet, George Maciunas donne un concert dans le Fluxus Festival of Total Art et crée des pièces de rue.
– Joseph Beuys, installé à Düsseldorf, rejoint Fluxus en février.
– Brecht et Robert Watts créent le Yam Festival à New York.
– Maciunas quitte l’Europe et rentre aux États-Unis où il va réaliser de nombreux objets et des publications Fluxus.
// 1963/1964
– Ben fonde à Nice le groupe Art Total / Fluxus avec lequel il donnera une dizaine
de concerts à Nice et ailleurs, ainsi que de nombreuses pièces de rue en suivant les
schémas donnés par George Maciunas.
// 1964
– Ben rencontre George Brecht à New York ; il participe à des concerts dans le FluxHall,
au 359 Canal Street (boutique et lieu de performance Fluxus ouvert dès 1963 au retour de Maciunas).
– Henry Flynt crée à New York le groupe A.A.I.C. (Action Against Imperialistic Culture).
– Jean-Jacques Lebel organise à Paris le Festival de la Libre Expression dans
lequel Ben donne un concert Fluxus avec la participation de Serge III Oldenbourg.
// 1965
– Le groupe Zaj donne ses premiers concerts à Madrid.
– George Brecht quitte les États-Unis pour l’Europe, il s’installe en Italie.
// 1965/1966
– Robert Filliou et George Brecht s’installent à Villefranche-sur-Mer près de Nice et
créent la galerie La Cédille qui sourit.
// 1967/1969
– Maciunas met sur pied des coopératives d’immeuble, restaurant de vieux entrepôts
historiques afin de rendre la spéculation impossible.
– Jonas Mékas fera fonctionner sa cinémathèque au rez-de-chaussée d’un de ces immeubles, un des premiers lieux publics de Soho, excepté le FluxHall, espace très petit du 359 Canal Street.
« Créer c’est douter et douter c’est créer »  écrit Ben en frontispice de la Fondation du doute, le nouveau lieu de questionnement et de création que l’artiste installe à Blois.
Le processus de création se déploie toujours dans l’errance, l’incertitude, la remise en question, la quête du choix juste. «Comment  éviter le talent, éviter la variation, éviter l’astuce, éviter le superflu, éviter la décoration, bref, si seulement je pouvais tout éviter », écrit encore Ben sur le mur des mots, créé en 1995.
Le doute est le compagnon de l’artiste. Il est lié à lui et même souvent l’habite, voire l’anime et le motive. La question est plus importante que la réponse et la fameuse inspiration ne se trouve pas dans l’assurance de l’existence d’une chose enfouie, mais dans l’incertitude de sa découverte. Qu’il soit artiste ou scientifique, c’est cette incertitude qui fait avancer quotidiennement le chercheur et qui alimente sa création.
Le « douteur » est le vrai savant, l’insatisfaction des réponses le maintient dans une sorte d’état continu de remise en question, faisant ainsi de sa faiblesse une force. La vocation du dubitatif est de douter pleinement, cela lui confère tous les pouvoirs et comme il ne sait pas, il garde la main sur tout ; au fond, il crée du désordre dans l’esprit de celui qui cherche à le convaincre ; son arme, le questionnement permanent. Il ne s’agit pas de croire, mais de comprendre.
Douter c’est interroger et interroger encore, créer des voies, creuser des chemins sinueux au travers du réel, tracer des parcours éphémères, fouiller en tous sens la raison. Le doute est un remède contre tout aveuglement, une méthode inspirée pour vaincre la crédulité des opinions.
Le doute joue avec nos certitudes, c’est un état de conscience en quête de vérité au travers de nos vies qui, par nature, sont incertaines. Le « douteur », contrairement à la pensée commune, crée et construit des espaces de liberté, il n’oppose pas, il laisse des espaces vacants, des temps de vacuité, des silences à remplir. Il est finalement toujours en action.
La Fondation du doute est un lieu singulier ; Ben Vautier l’imagine empli de la liberté des lieux en mouvement, animé de ce flux qu’il porte avec lui depuis cinquante ans ; pour notre part, nous le voulons le plus ouvert à toutes les formes, à tous les possibles pourvu qu’ils nous surprennent, qu’ils nous amusent, qu’ils nous persuadent que l’art, comme le dit si justement Robert Filliou, « c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ». La vocation de la Fondation du doute est d’accueillir artistes, théoriciens, chercheurs, de créer une résidence vivante où les publics se rencontrent. Comme pour Fluxus dont l’esprit occupera, par les œuvres présentées, les espaces physiques – œuvres  et documents issus de la collection personnelle de Ben, mais aussi de la complicité d’artistes et de collectionneurs comme Gino Di Maggio – la Fondation du doute doit promouvoir la « concomitance », l’importance de la non-importance, les détails de la vie, le tout possible, l’idée, l’humour, le gag, l’« event », la théorie, le manifeste, l’action, et, comme l’imagine Ben, un Art Total. La mécanique du doute pèse le pour et le contre, capte toutes les voix, enregistre et transmet, mélange et malaxe, mesure les limites de l’art, s’interroge et interroge les frontières.
La Fondation du doute est un lieu d’apprentissage ; implantée au sein d’un pôle d’enseignement artistique, elle ouvre de nouvelles perspectives de recherches, une pédagogie de l’écoute, de l’échange, de l’action. John Cage disait qu’« il n’est pas nécessaire que tous les sons soient organisés par un auteur ou par une intention, il suffit simplement que quelqu’un les écoute ». Pour comprendre, apprenons à tout écouter. Alain Goulesque Directeur
Il n’y a pas d’école du doute mais ça peut venir, je doute de l’art, je doute de l’espèce humaine, je doute du beau et du laid, je doute du bon et du mauvais, je doute de moi, je doute de mon conjoint, je doutecdu capitalisme, je doute du communisme, je doute du doute. Ben février 2013.

La cour du doute
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La Cour du doute & Mur des Mots de Ben Vautier, Blois, 1995-2012 © Thierry Bourgoin
Ben poursuit son œuvre  le Mur des mots, commande publique inaugurée en 1995 ; il investit maintenant toute la cour et en fait un lieu de création et de diffusion, une œuvre  active.
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Le mot « Entrez », réalisé en néon sur la grande porte rouge au centre des tableaux-écritures de Ben, s’allume et s’éteint, invitant le visiteur à traverser le Mur des mots. À la suite, un hall, entièrement rouge, sert d’introduction aux relations art et musique ; partitions graphiques, piano œuvre , hommage à Satie, Cage, ambiance musicale.
Cette nouvelle entrée donne accès directement sur la deuxième cour, occupée par un cloître, par le pavillon d’exposition temporaire et le café Le Fluxus par lequel on accède aux collections. Elle permet également la circulation vers le Conservatoire de musique à rayonnement départemental, l’Ecole d’art de Blois-Agglopolys, et bien sûr la Fondation du doute. Cette entrée monumentale prépare, met en condition les visiteurs ; les 300 tableaux-écritures de Ben, accrochés au mur comme autant de sentences sur la vie, l’art, le doute, l’ego, les langues, l’amour, les mots, provoquent le questionnement du spectateur :
« Tout le monde ne peut pas être un génie », « Pas d’art sans vérité », « Le temps plus fort que l’art », « L’amour c’est des mots », « Mon plus grand souci, c’est moi »…
Comme dans la chambre de Montaigne, le Mur des mots amplifie le questionnement par des citations
d’autres artistes choisies par Ben. « Même quand il ne se passe rien, il se passe quelque chose » (John Cage), « L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art » ou « Il faut s’efforcer de faire ce que l’on ne sait pas faire » (Robert Filliou), « L’art m’emmerde » (Érik Satie), « Il faut toujours avoir deux idées, l’une pour tuer l’autre » (George Braque)…
La cour devient le lieu d’exploration des idées, le lieu d’expression de nos doutes : « Créer c’est douter et douter c’est créer » s’inscrit comme une maxime en frontispice de la Fondation du doute.
Une scène devant le mur inaugure le nouvel usage des lieux ; musiques, performances, expressions diverses animent cette cour. Des tables à pique-nique pourront accueillir les visiteurs ; caravanes d’artistes en résidence, Œuvres  temporaires, installations, meublent les espaces afin de faire de cette cour le lieu singulier et convivial imaginé par Ben.

Biographies :

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Ben, de son vrai nom Benjamin Vautier, est un artiste français d’origine suisse, né le 18 juillet 1935 à Naples (Italie), de mère irlandaise et occitane, et de père suisse francophone. Il est le petit-fils de Marc Louis Benjamin Vautier, peintre suisse du XIXe siècle. Il vit ses cinq premières années à Naples. Après la déclaration de guerre, en 1939, Ben et sa mère vont multiplier les voyages : Suisse, Turquie, Égypte, Italie… pour enfin s’installer à Nice en 1949. Il étudie à l’école du Parc-Impérial et à la pension du collège Stanislas. Sa mère lui trouve un travail à la librairie Le Nain bleu en tant que garçon de course, puis elle lui achète une librairie-papeterie.
À la fin des années 1950, il la vend pour ouvrir une petite boutique dont il transforme la façade en accumulant quantité d’objets et dans laquelle il vend des disques d’occasion : elle est baptisée Laboratoire 32.
Rapidement, sa boutique devient un lieu de rencontres et d’expositions où se retrouvent les principaux membres de ce qui deviendra l’École de Nice : César, Arman, Martial Raysse… Proche d’Yves Klein et séduit par le Nouveau Réalisme, il est convaincu que « l’art doit être nouveau et apporter un choc ».
Au début des années 1960, plusieurs artistes tentent de s’approprier le monde en tant qu’œuvre  d’art. Ben va signer tout ce qui ne l’a pas été : « les trous, les boîtes mystérieuses, les coups de pied, Dieu, les poules, etc. », reliant l’art et la vie, expliquant que tout est art et que tout est possible en art. En 1962, Ben rencontre George Maciunas à Londres et découvre le groupe Fluxus qu’il décide de rejoindre. En 1963, a lieu un concert Fluxus à Nice créé par George Maciunas, en 1964 Ben rencontre George Brecht à New York. Ben diffuse alors les idées et l’esprit Fluxus en France et devient le défenseur d’un art d’attitude.
En 1965, dans son magasin, il crée une galerie de trois mètres sur trois dans sa mezzanine : « Ben doute de tout ». Il y expose Biga, Alocco, Venet, Maccaferri, Serge III, Sarkis, Filliou…
Il vit et travaille depuis 1975 sur les hauteurs de Saint-Pancrace, colline niçoise. Sa maison est aujourd’hui une curiosité que l’on peut apercevoir accrochée à la colline.
En 1975, le Musée d’art moderne et contemporain du Centre Pompidou achète le magasin de Nice, reconstitué par Ben, et le présente régulièrement avec ses collections. Au début des années 1980, au retour d’une année passée à Berlin grâce à une bourse, il rencontre de jeunes artistes (Robert Combas, Hervé Di Rosa, François Boisrond, Rémi Blanchard, etc.) groupe auquel il donne le nom de Figuration libre. En 1987,première exposition personnelle au musée de Céret et au Centre d’art de Labège à Toulouse. En 1988, Ben expose au C.C.C. de Tours.
En 1991, Il transforme le forum du Centre Pompidou en forum des questions.
En 1995, première rétrospective au Musée d’art contemporain de Marseille.
Les œuvres  de Ben sont présentes dans les plus grandes collections privées et publiques du monde.
Très impliqué dans la scène contemporaine, il soutient depuis toujours de jeunes artistes et donne son point de vue sur toute l’actualité, qu’elle soit culturelle, politique, anthropologique ou artistique, dans ses newsletters régulières et prolixes.
En 1995, est inaugurée à Blois une commande publique passée à l’artiste, initiée par Jack Lang, alors maire et ministre de la Culture. Elle constitue l’une des œuvres  les plus conséquentes de l’artiste. 300 plaques émaillées constituant une rétrospective des plus célèbres tableaux-écritures sont installées sur la façade de la cour de l’École d’art de Blois-Agglopolys et du Conservatoire de musique à rayonnement départemental.
En 2001, une rétrospective au Musée d’art contemporain de Nice.
En 2007, Ben organise ou collabore à des expositions Fluxus à Athènes, au Musée d’art contemporain de Barcelone avec Bernard Blistène.
En 2009, « Soudain, l’été Fluxus » exposition Fluxus avec sa collection au Passage de Retz à Paris.
En 2010, grande rétrospective « Ben, strip-tease intégral » au Musée d’art contemporain de Lyon.
Exposition à Moscou avec sa collection Fluxus. En 2011, il crée à Nice un lieu d’expositions et de débats, « L’espace à vendre et à débattre ». Ben est un des artistes majeurs du XXe siècle, connu pour ses actions et ses peintures-écritures. Sa production, à la fois réflexion sur l’art dans ce qu’il a de plus fondamental et intégrant notre quotidien dans ce qu’il a de plus particulier, réussit à faire de la vie un art. Sont ainsi entrés dans son œuvre  des univers aussi éloignés du champ artistique que l’ethnisme, l’ego ou la vérité. Ben bénéficie d’une incroyable popularité grâce à ses « peintures-écritures » qui allient la plus grande impertinence, l’humour, la philosophie et surtout une très grande justesse.

// Gino Di Maggio
Né à Novara Di Sicilia (Sicile) en 1940. Il est le fondateur et le Président de la Fondazione Mudima de Milan, première fondation en Italie pour l’Art contemporain.
La fondation a organisé à Milan des expositions monographiques Allan Kaprow, Yoko Ono, Daniel Spoerri, Nam June Paik, Marcel Duchamp, César, Arman, Piero Manzoni, Ben Vautier, Joseph Beuys, Takako Saito, Ben Patterson, Milan Knizak, Sandro Chia, Lee U Fan, Kazuo Shiraga, Kim Moon Seup ; dans la plupart des cas, elle demande aux artistes de concevoir des projets spécifiques pour les expositions. Il est également directeur de la revue Alphabeta 2. À la fin des années 1960, il anime la scène culturelle aussi bien italienne qu’internationale en organisant des biennales, des festivals, des événements. Il est également écrivain et éditeur d’ouvrages et de revues.

Informations pratiques

Fondation du doute
Entrée : rue de la Paix
Administration : 6 rue Franciade
41000 Blois
T- + 33 (0)2 54 55 37 40
F- + 33 (0)2 54 55 37 41
contact@fondationdudoute.fr
www.fondationdudoute.fr

Horaires d’ouverture du 6 avril au 31 décembre 2013 :

A – Les collections :
– Du mercredi au dimanche de 13h30 à 18h30 (durant le temps scolaire)
– Du mercredi au dimanche de 13h30 à 19h30 (durant les vacances scolaires toutes zones *)

B – Café Le Fluxus :
– Ouvert du mercredi au dimanche en connexion avec les ouvertures de la collection.
– Ouvert en soirée pour les concerts et les événements.
Jours de fermeture : les lundis et les mardis
Fermé les 25 décembre et 1er janvier
Dates des vacances scolaires toutes zones
– Printemps (zones A/B/C) du 14 avril au 12 mai 2013
– Eté (zones A/B/C) du 7 juillet au 1er septembre 2013
– Toussaint (zones A/B/C) du 20 octobre au 3 novembre 2013
– Vacances de Noël (zones A/B/C) du 22 décembre 2013 au dimanche 6 janvier 2014

Ben-Blois-6 www.ben-vautier.com