Exposition Amy Brener à Paris

La Galerie Pact présente « Invisiblers » la première exposition personnelle en galerie de l’artiste canadienne Amy Brener en Europe.

Amy Brener
Amy Brener, Flexi-shield, 2016 Silicone, pigments, plantes, objets trouvés, env. 200 x 60 cm., Courtesy pact et l’artiste

Visible du 26 janvier au 10 mars 2017, l’exposition fait pacte avec l’archéologue français Michaël Jasmin, qui livre son interprétation personnelle de l’univers singulier voire anachronique de l’artiste.

« Je suis allé à la recherche des sculptures d’Amy Brener pour cela je suis parti dans le passé comme un archéologue menant l’enquête devant l’abyme pour cela je suis parti dans le futur comme un rêveur devant le temps et sur les traces de ses rêves et de ses peurs flottaient, translucides, de grandes tuniques. »

« Ces tuniques de silicone comment les nommer ? Elles semblent faire corps avec les Invisiblers, mais un doute subsiste : faut-il chercher dans quelques passés lointains une origine ou des influences, ou bien Amy Brener puise-t-elle son inspiration dans un futur lointain ? Et dans ce cas comment y accède-t-elle ? Qu’en est-il des pouvoirs que ces tuniques prodigueraient à leurs porteurs ? Ou de quels dangers les protégent-ils ?
Ces tuniques d’Invisiblers ont suscité en moi un sentiment inquiet de déplacement. Déplacement temporel, déplacement chronologique, quand les temps s’emmêlent et nous perdent dans leur labyrinthe. »

« Dans sa lutte avec le temps, qu’elle tend à pièger, Amy Brener a choisi ses armes : ce seront des armures de silicone et de résine. Patiemment confectionnées, transparentes mais protectrices, ces cuirasses portées comme des peaux tendues évoquent des armures de l’Antiquité, mais elles pourraient aussi appartenir à quelques créatures venues d’un futur lointain, ou à la panoplie d’une science aux capacités dépassant nos fictions.»

« Amy Brener fabrique des pièges en silicone où les petits objets du quotidien se retrouvent pris : feuilles et fragments de peignes, graines et équerres métalliques, clavier et pinces, fourchettes etfusible ; ces petits riens qui entretiennent avec nous ce langage du quotidien. Ces objets encapsulés dans les tuniques en font des capsules temporelles. Dans leurs petites cases hermétiques, ces objets sont recouverts et conservés par cette peau de silicone. Placés sur ces tuniques et ainsi rendus inaltérables, ils affichent nos mémoires matérielles quotidiennes,protègent du passé et permettent d’affronter l’avenir.»

Michaël Jasmin, Archéologue, À propos de l’exposition « Invisiblers » d’Amy Brener, Extraits, 2017 Amy Brener (née en 1982 à Victoria, Canada) vit et travaille à New York. Son travail a récemment été présenté dans le cadre de l’exposition « Greater New York » au MoMa PS1 à New York et au Katonah Museum of Art à New York (2016). Les galeries Wentrup, Berlin, Derek Eller, New York, et Susan Hobbs, Toronto, ont exposé ses travaux au sein d’expositions collectives. « Invisiblers » à la galerie pact, Paris, sera sa première exposition personnelle en galerie. Brener a reçu la bourse Métiers d’art/Sculpture de la New York Foundation for the Arts en 2015 après avoir été diplomée de la Skowhegan School of Painting and Sculpture en 2011 et d’un Master of Fine Arts (MFA) en sculpture au Hunter College de New York en 2010.

Galerie Pact