Ben et Miss Tic à la GZ Gallery

GZ Gallery présente lors de la Nocturne Rive Droite Ben et Miss Tic

GZ-Gallery

Du 3 Juin au 5 Juillet 2015 – Vernissage le 3 Juin 2015

Biographie

Miss Tic 

Poète et plasticienne née le 20 février 1956 à Montmartre. Le travail plastique de Miss Tic prend forme suite à la suite d’un dépit amoureux. Elle décide alors d’utiliser ce dissentiment dans une pratique artistique, avec le pochoir à la bombe comme technique, et les murs comme support. Bien que n’ayant suivi aucune formation en école d’art, cette aventurière en poésie ne manque pas de prétentions plastiques. Ses autoportraits, encore sommaires, sont rehaussés d’épigrammes à base de jeu de mots, de calembours, qui composent une chronique de son existence. Les murs lui servent à raconter sa vie, ses désirs, ses travers, ses fantasmes et ceux de nombreuses femmes. Artiste reconnue et icône de l’art urbain, Miss Tic expose depuis 1985 ses œuvres dans l’espace public et dans les galeries. Grande figure du street art, elle a d’abord fait des rues de Paris sa plus belle galerie. Artiste excentrique ou parisienne glamour, à la fois élégante et populaire, elle peint sans relâche dans toutes les poses imaginables des silhouettes féminines. Elle bombe au pochoir des billets d’humeur illustrés de portraits de femmes et d’hommes, légendés de phrases pertinentes et impertinentes. Les phrases concises et percutantes qui accompagnent ces images reposent sur un subtil mélange de légèreté et de gravité, d’insouciance et de provocation. À travers ses pochoirs, dont les supports sont multiples, Miss Tic joue simultanément sur l’intime et le public avec humour et lucidité. L’archétype de la « femme marchandise » est mis à mal par les phrases qui accompagnent ses séductrices aux décolletés pigeonnants et porte-jarretelles aguicheurs. « Les images de la femme que je représente sont issues des magazines féminins, je les détourne. Je développe une certaine image de la femme non pour la promouvoir mais pour la questionner. Je fais une sorte d’inventaire des positions féminines. Quelles postures choisissons-nous dans l’existence ? » Sa liberté de ton, son écriture jubilatoire, ses affiches de films ou de festivals rock, l’ont établie comme une artiste de notre temps à l’humour corrosif. La miss se promène un peu partout comme un éternel féminin se jouant des regards et des pensées. Mis Tic alterne depuis 25 ans expositions personnelles et collectives à travers le monde entier, foires internationales, commandes d’entreprises et institutions, tout en continuant à attirer les foules par sa poésie et ses personnages impertinents apposés sur les murs. Elle mêle dans son œuvre les supports pérennes et les interventions éphémères.

BEN

Ben est un des artistes majeurs du XXe siècle, connu pour ses actions et ses peintures. Sa production, à la fois réflexion sur l’art dans ce qu’il a de plus fondamental et intégrant notre quotidien dans ce qu’il a de plus particulier, réussit à faire de la vie un art. Sont ainsi entrés dans son œuvre des univers aussi éloignés du champ artistique que l’ethnisme, l’ego ou la vérité. Ben bénéficie d’une incroyable popularité grâce à ses « écritures » qui allient la plus grande impertinence et la plus grande justesse.
Ben, de son vrai nom Benjamin Vautier, est un artiste français d’origine suisse, né le 18 juillet 1935, à Naples (Italie), de mère irlandaise et occitane, et de père suisse francophone. Il est le petit-fils de Marc Louis Benjamin Vautier, peintre suisse du XIXe siècle. Il vit ses cinq premières années à Naples. Après la déclaration de guerre, en 1939, Ben et sa mère vont multiplier les voyages : Suisse, Turquie, Égypte, Italie…, pour enfin s’installer à Nice en 1949. Il étudie à l’école du Parc-Impérial et à la pension du collège Stanislas. Sa mère lui trouve un travail à la librairie Le Nain bleu en tant que garçon de course, puis lui achète une librairie-papeterie.
À la fin des années 1950, il la vend pour ouvrir une petite boutique, dont il transforme la façade en accumulant quantité d’objets et dans laquelle il vend des disques d’occasion. Rapidement, sa boutique devient un lieu de rencontres et d’expositions où se retrouvent les principaux membres de ce qui deviendra l’école de Nice : César, Arman, Martial Raysse, etc. Proche d’Yves Klein et séduit par le Nouveau Réalisme, il est convaincu que « l’art doit être nouveau et apporter un choc ».
Au début des années 1960, plusieurs artistes tentent de s’approprier le monde en tant qu’œuvre d’art. Ben va signer tout ce qui ne l’a pas été : « les trous, les boîtes mystérieuses, les coups de pied, Dieu, les poules, etc. », reliant l’art et la vie, expliquant que tout est art et que tout est possible en art.

En 1965, dans son magasin, il crée une galerie de trois mètres sur trois dans sa mezzanine : « Ben doute de tout. » Il y expose Biga, Alocco, Venet, Maccaferri, Serge III, Sarkis, Filliou… Au début des années 1980, au retour d’une année passée à Berlin grâce à une bourse, il rencontre de jeunes artistes (Robert Combas, Hervé Di Rosa, François Boisrond, Rémi Blanchard, etc.), groupe auquel il donne le nom de Figuration Libre.
Très impliqué dans la scène contemporaine, il soutient depuis toujours de jeunes artistes et donne son point de vue sur toute l’actualité, qu’elle soit culturelle, politique, anthropologique ou artistique, dans ses newsletters régulières et prolixes.
Il vit et travaille depuis 1975 sur les hauteurs de Saint-Pancrace, colline niçoise. Les œuvres de Ben sont présentes dans les plus grandes collections privées et publiques du monde, notamment le MoMA de New York, le Walker Art Center de Minneapolis, l’Art Gallery of New South Wales de Sydney, le Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig de Vienne, le MUHKA d’Anvers, le Stedelijk Museum d’Amsterdam, le musée de Solothurn, le musée national d’Art moderne de Paris, le musée d’Art moderne et d’Art contemporain de Nice.

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