Une bague offerte par Napoléon 1er aux enchères

La bague offerte par Napoléon 1er à son premier amour de jeunesse, Caroline du Colombier, aux enchères !

Bague Napoleon-1er

 » L’Empire à Fontainebleau » une vente organisée le 26 mars 2017 par la Maison de Ventes OSENAT.


Après la bague de fiançailles de Joséphine et Bonaparte… la bague du premier amour de jeunesse de l’Empereur Napoléon I er.
Rarissime ouvrage de la maison Odiot annoté de la main du Général Foy, offert par la veuve du Général au Baron Gérard, en remerciement du portrait Général Foy en 1826.
Exceptionnel coffret écritoire du Roi Jérôme de Westphalie, frère de l’Empereur Napoléon I er. éléments en or massif, vermeil et bronze doré.
Bague Napoleon 1er1

L’Empire à Fontainebleau, c’est l’occasion pour la Maison de ventes OSENAT de présenter des souvenirs historiques d’une grande rareté, comme l’exceptionnel ouvrage rehaussé d’un décor en or et vermeil de la Maison Odiot provenant de la collection du Comte Maximilien Sébastien Foy (1900-1967) et de la Comtesse née Elvire Popesco (1894-1993).
Ce remarquable volume « L’Histoire des deux derniers rois de la Maison de Stuart » par Charles Fox (1749-1806) est annoté de la main du Général Foy, relié par Jean Georges Purgold et enrichi par l’orfèvre Jean-Baptiste Odiot. Il fut offert par la veuve du Général au Baron Gérard, en remerciement du portrait général Foy en 1826.

L’orfèvrerie Odiot des Comtes Foy

« Histoire des deux derniers rois de la Maison de Stuart » par Charles Fox.
Tome I er et II e , 368 pages et 246 pages regroupées dans un volume à tranches dorées.
Imprimerie Mame Frères (1809), chez Nicolle, rue de Seine, n°12, et chez Giguet et Michaud, rue des Bons Enfants n°34.
– Le tome I er est annoté d’environ 80 notes manuscrites à la plume par le Général Foy.
Il s’agit de réflexions sur l’auteur (Charles Fox) et Lord Holland :

« Le bon lord Holland est excellent à entendre et à lire lorsqu’il parle de M. Fox, parce que M. Fox n’était pas seulement un personnage public éminent, mais encore un bon homme dans son intérieur, avec ses amis et ses parents : les appartements de Holland House sont tapissés des portraits de M. Fox, tout y respire le culte de sa mémoire. »

– Sur la politique et l’histoire en général : « Cela est vrai, c’est la plus grande différence avec la mort de Louis XVI, je n’ai jamais rencontré un homme de bien ou un homme éclairé qui approuvait ou admirait le 21 janvier (…) »

– De réflexions plus générales : « Il était jeune, c’est une puissance que la jeunesse pour agir sur les hommes »

– Après la page de titre est collée la lettre de don de la Comtesse Foy au peintre, à bordure de deuil, en date du 2 septembre 1826 :

« Monsieur,
Permettez-moi de vous offrir ce volume de Fox, dont vous trouverez les marges couvertes de l’écriture de mon mari. J’ai dû à votre talent et à votre coeur une douce satisfaction pour le reste de ma vie, et mes
enfants vous devront de ne jamais oublier les traits de leur père. Aussi, Monsieur, j’ai moins la pensée de m’acquitter envers vous, que l’espoir de vous avoir offert un souvenir vivant de cette chaleur d’âme et de ce talent qui ne sont plus, souvenir dans lequel il me sera bien doux de vous voir confondre toujours et ses enfants et sa pauvre femme.
Agréez, Monsieur, avec l’expression de ma reconnaissance celle de tous les sentiments de considération distinguée de votre très-humble servante.
La Comtesse Foy. Paris ce 23 septembre 1826. »

Une lettre jointe d’Auguste Gérard au Comte de Juigné, colonel de la Légion de Seine et Oise à Douai, en date du 17 septembre 1819.

Bague Napoleon 1er12Reliure recouverte de maroquin bleu, bordé d’un filet d’or, orné sur les deux plats de motifs en vermeil mat et brillant en demi ronde bosse ciselé. Poinçon à la tête de lièvre (1819-1838). Chaque plat à décor de motifs de frises de feuilles de laurier, soutenues sur les côtés par un glaive et une trompette de la Renommée enrubannés, enrichis aux quatre coins de motifs de palmettes.
Au centre, un encadrement strié enrichi sur tout le pourtour de motifs quadrilobés, présente un hibou dans une couronne de lauriers, une lampe à huile à prise en serpent et au centre, dans un Ouroboros, une médaille enchâssée :

– Sur le premier plat, une médaille représentant le Général Foy, de profil par F. Caunois, en fort relief et marqué à l’avers « LE GENERAL FOY DEPUTE DE L’AISNE » et au revers dans une guirlande de lauriers « NE A HAM DEP DE LA SOMME LE 3 FEVRIER 1775
MORT A PARIS LE 28 NOVEMBRE 1825 »

– Sur le plat de derrière, une médaille en bronze doré gravée « SOUVENIR DE RECONNOISSANCE DES ENFANS DU GAL FOY ET DE SA VEUVE » et au revers « ODIOT ORFEVRE A PARIS » . Plats intérieurs garnis de papier gaufré à décor d’un semis de losanges orné de fleurettes, bordés de filets dorés.
Dos à nerfs à décor au fer à l’or de motifs de rinceaux feuillagés, perles et motifs quadrilobés,
encadrant deux cartouches avec inscriptions « FOX – HISTOIRE DES DEUX DERNIERS ROIS DE LA MAISON DE STUART », « AVEC NOTES DE LA MAIN DU GENERAL FOY » et « PARIS 1809 » . Signé du relieur « PURGOLD » .

Historique :
La mort du Général Foy, figure de l’opposition libérale, donne lieu à de grands rassemblements. Ses obsèques sont suivies par une foule immense et sa dépouille reçoit les honneurs militaires.
Le cortège réunit de très nombreuses personnalités politiques, militaires, littéraires et artistiques parmi lesquelles, le duc d’Orléans

— le futur Louis-Philippe —, Alexandre de Lameth, Horace Vernet, David d’Angers, Châteaubriand, Benjamin Constant… Il rassemble de très nombreux opposants au régime.
Sa veuve commandera à Gérard son portrait en pied.
Ce portrait, aujourd’hui conservé au Michigan Museum of Art et resté dans la famille jusqu’au XX ème siècle, est de l’avis de ses contemporains, superbe.
Le général, en grand uniforme rehaussé d’un manteau noir, est présenté dans un décor montagneux, portant ses décorations, dont celle de l’ordre du Croissant, portée en sautoir, toujours très caractéristique des portraits de Foy.

La veuve du Général écrit au peintre (30 avril 1826) :

« Depuis huit jours, Monsieur, j’ai le bien vif désir d’aller chez vous pour vous témoigner tout ce que je vous dois de reconnaissance bien profonde et tout ce que j’en éprouve. J’ose à peine espérer une consolation aussi douce que celle de revoir, avec l’aspect de la vie, celui qui est si cruellement perdu pour moi.
Rendrez-vous justice, Monsieur, aux sentiments de discrétion qui m’ont fait différer depuis huit jours et à l’impatience qui me fait vous demander aujourd’hui quand je pourrai vous dire de vive voix tout ce que je sens si bien et tout ce que ces paroles ne vous diront que si mal ?
Permettez-moi de me dire, Monsieur, avec tous les sentiments les plus distingués, la personne la plus obligée et la plus sincèrement reconnaissante.
La Comtesse Foy. »

Gérard refuse de se faire payer son portrait, pour des raisons amicales et probablement
idéologiques, bien que Gérard soit alors un peintre très en Cour.

Bague Napoleon 1er

«une heureuse alliance de talens, de grands
noms sont attachés à ce don précieux et lui
donnent un caractère vraiment monumental»

Bague Napoleon 1er

En septembre 1826, la Comtesse Foy lui fera parvenir son présent et la lettre contenue dans notre ouvrage (voir la description), qui recense la correspondance du baron Gérard, publié sous le Second empire.

Les gazettes du temps, ici « Le Courrier français », se font l’écho de ce don, malgré parfois quelques inexactitudes :
« M me Foy a trouvé un moyen non moins délicat qu’ingénieux de reconnaître dignement ce don (nota : celui du portrait de Gérard à la famille Foy), et l’oeuvre du génie enlevé à la France, payera elle-même l’oeuvre du grand talent que nous avons le bonheur de posséder encore. Prenant dans la bibliothèque de l’orateur patriote un exemplaire de l’Histoire des Stuarts, par le fameux Fox, exemplaire qui est accompagné de 8o notes marginales de la main de son époux, elle l’a confié à M. Purgold, l’un de nos plus habiles relieurs.

De cet atelier, le livre est passé dans celui de M. Odiot, orfèvre du roi, qui a exécuté sur la couverture une guirlande en or mat du meilleur goût; la médaille de M. Caunois, également en or, est incrustée en manière de médaillon sur l’un des côtés du volume : l’autre est orné d’une plaque de même métal, sur laquelle les mots suivans sont écrits : « La veuve et les enfans du général Foy à M. Gérard, peintre du roi.» Ainsi, par une heureuse alliance de talens, de grands noms sont attachés à ce don précieux et lui donnent un caractère vraiment monumental. »
L’ouvrage reprenant la correspondance du peintre Gérard donne, lui aussi, une description du don : « Ce volume, magnifiquement relié et orné de la médaille de Caunois, représentant le général Foy, est annoté sur les marges de la main de celui-ci. C’est l’Histoire des deux derniers rois de la maison des Stuarts, par Fox, avec un avertissement de lord Holland, son neveu. »
Bibliographie et oeuvres en rapport :

– Gérard et Viollet le duc, « Correspondance de François Gérard: peintre d’histoire, avec les artistes et les personnages célèbres de son temps », LAINE, Paris, 1867, p. 367
– Francois Gérard, Portrait posthume du Général Foy, en pied, Musée d’art de l’Université du Michigan, n° 2004/2.8. Ce portrait provenait de la famille Foy et a été acquis en 2004.
– Le Courrier Français, n°242, 31 août 1826, page 3.
– Jean Claude Caron, « Les Deux vies du Général Foy (1775-1825): Guerrier et législateur », Champ Vallin, 2014.

Bague Napoleon 1er

Biographies :
– Jean-Georges Purgold(1784-1829) est un relieur originaire de Darmstadt. C’est l’un des relieurs majeurs du XIX ème siècle, avec René Simier et Joseph Thouvenin.
Il fut d’abord apprenti chez le grand relieur Jean-Claude Bozerian, puis fonda son atelier après la retraite de ce dernier, en 1810. Il s’installa rue Dauphine, puis rue Cassette à Paris. À la Restauration, l’atelier avait déjà une renommée de sérieux et de qualité. Lesné, relieur et poète contemporain de cette génération, le qualifie de « prince des relieurs ».
Purgold affectionnait les dos plats, rompant ainsi avec la tradition du dos à nerfs du XVIII ème siècle. Comme toute sa génération, Purgold commença par copier la reliure « à la Bozerian » avant de s’en écarter, expérimentant des ornementations souvent complexes, exécutées au fer, parfois à la plaque au centre des plats. À la fin de son activité, en
1828-1829, il exécuta même des reliures « à la cathédrale » dans le goût du temps.

Purgold mourut en mars 1829, laissant un atelier en pleine gloire à sa veuve.
– Jean-Baptiste Claude Odiot (1763-1850) est un orfèvre français, attitré de la cour et de la famille de l’empereur Napoléon I er . À ce titre, il bénéficia de prestigieuses commandes de l’Empereur et de sa famille : le sceptre et l’épée du Sacre, le berceau du Roi de Rome, les immenses services de Madame Mère et de Pauline Borghèse, le service de
campagne de l’Empereur. Il continua à fournir le Roi Louis XVIII sous la Restauration et les grandes familles françaises.

– Maximilien Sébastien Foy (1775-1825)
Il entra à l’école militaire de La Fère, puis celle de Châlons sur Marne et fut reçu à seize ans comme lieutenant d’artillerie. C’est à Jemmapes qu’il mérita les grades de lieutenant puis de capitaine d’artillerie. en 1794, il sera arrêté par Lebon à Cambrai pour avoir soutenu la cause libérale. sauvé par le 9 thermidor, Foy est nommé chef d’escadron, il n’a pas
encore 20 ans et il est choisi comme aide de camp par le jeune Général Bonaparte.
Après de nouvelles victoires en Italie, la paix d’Amiens le rappelle en France. Malgré son admiration pour les qualités guerrières de Bonaparte, Foy ne pouvait accorder son approbation au gouvernement. Son vote puritain le consigna comme simple Colonel pendant neuf années. Nommé général en 1808, il participe aux guerres d’Espagne, et sera de nouveau blessé à Orthez. Aux cents jours, il alla combattre sous les ailes impériales. lors de la bataille de Waterloo, il reçut sa dix-septième blessure.
Dès 1815 commença une brillante carrière politique pour le Général Foy qui siègea durant sept sessions consécutives à la Chambre des Députés.
En 1819, il est candidat à la députation de l’Aisne, élu il siégera sur les bancs de l’opposition libérale. Il fut honoré d’une triple élection en 1823 pour les arrondissements de Vervins, Saint Quentin et Paris. Il mit ses talents d’orateur pour défendre de nobles causes : la liberté de la presse, le droit des anciens combattants de l’armée napoléonienne, le respect de la constitution, le droit de pétition. Foy meurt en 1825.

Bague Napoléon 1er

Jean-Baptiste Claude Odiot (1763-1850) orfèvre,
François Augustin Caunois (1787-1859) médailleur,
Jean-Georges Purgold (1784-1829) relieur,
Charles Fox (1749-1806),
« L’Histoire des deux derniers rois de la Maison de Stuart ».
Exceptionnel volume annoté de la main du Général Foy.
Diamètre de la médaille : 5 cm.
B.E. Vers 1826.
10 000/ 15 000 €
Provenances :
– Bibliothèque du Général Foy
– Donné par sa veuve au Baron Gérard en 1826, en remerciement du portrait posthume du Général (1826).
– Fernand Foy, (1847-1927), 3 e comte Foy, s’étant marié à Marie Gérard, petite nièce du baron Gérard
(1849-1915), l’ouvrage est probablement revenu par ce biais dans la famille Foy.

– Puis Maximilien Sébastien Foy (1900-1967) et descendance.
Les souvenirs de Foy, dont cet ouvrage et le portrait en pied par Gérard, étaient conservés dans
la propriété familiale puis à la villa Mallet-Stevens de Mezy sur Seine.

« On n’eut pas su être plus innocents que nous »
Napoléon I er à Sainte-Hélène

Bague Napoleon 1er

En pomponne. Anneau plein, à extrémités cannelées, en pétales. Châton ovale ciselé de feuillages présentant sous verre une scène en ivoire très finement ciselée en relief représentant au premier plan un homme et une femme lors d’une cueillette des cerises, à côté d’un temple antique, sur fond d’ivoire peint en grisaille.
Dim du chaton : 2 x 1,5 cm.
B.E. Epoque Premier Empire.
Provenances :
– Offerte par l’Empereur Napoléon 1 er à Caroline du Colombier.
– Resté dans sa descendance jusqu’à ce jour.
15 000/20 000 €

Cette émouvante bague fut offerte par Napoléon Bonaparte à Caroline du Colombier,
premier amour du jeune Lieutenant Bonaparte. Affecté à Valence, il fut reçu par la bonne
société de la ville, dont Madame du Colombier, femme spirituelle, distinguée et instruite qui avait deux filles : Charlotte Pierette Anne (dite Caroline) et Marie Madeleine. Bonaparte fut également invité dans la propriété de campagne des Colombier à Basseaux, où il se lia avec les deux soeurs, et plus particulièrement avec Caroline.
A Sainte Hélène, Napoléon se rappela des rendez vous avec Caroline « au matin piquant » pour aller manger des cerises : « On n’eut pas su être plus innocents que nous ; je me souviens encore d’un matin piquant, au milieu de l’été, au point du jour ; on le croira avec peine, tout notre bonheur se réduisit à manger des cerises ensemble. »
La Duchesse d’Abrantès qui pourtant savait avoir le regard acerbe sur ses contemporains dira : « C’était une femme spirituelle, bonne, d’un commerce à la fois doux et agréable. Je comprends très bien comment l’Empereur allait cueillir des cerises à 6h du matin avec elle, sans penser à mal et se bornant à causer. »
Caroline avait une soeur, Marie Magdeleine, qui avait fort bien connu Bonaparte et qui avait par la suite épousé Monsieur Regnault de la Rive. Caroline également, se maria et devenue Madame de Bressieux. Elle entretiendra avec Napoléon une longue correspondance qui lui permettra d’obtenir beaucoup d’avantages pour sa famille et ses amis. Elle même devient dame d’honneur de Madame Mère.

Bague Napoléon 1erLes circonstances de la remise de la bague ont été évoquées par Gérard de Beauregard en 1899 :
Un jour que l’Empereur tenait cercle chez sa mère, il dit à Caroline :

« Apprenez moi Madame, je vous prie, qui est propriétaire de Basseaux ?
-Sire c’est ma soeur, Madame Regnault de la Rive.
Fort bien, reprit l’Empereur. J’en ai gardé un si agréable souvenir, que j’éprouverais le plus grand
plaisir à lui accorder à elle et son mari ce qu’ils pourraient souhaiter. »
Un instant interdite par cette offre inattendue, Madame de Bressieux répondit : « -Ils ont le bonheur chez eux et certes ils ne peuvent souhaiter mieux que le souvenir si flatteur de votre Majesté. »
L’Empereur n’insista point et parla d’autre chose.
Mais à plusieurs semaines de là, comme les mêmes personnes se trouvaient réunies, l’Empereur de nouveau s’approcha de Caroline de Bressieux et lui dit en lui remettant un écrin qu’il tira de sa poche : « -Puisque Madame votre soeur est assez modeste pour se contenter de mon souvenir, il lui en faut du moins un témoignage, faites moi l’amitié de lui remettre ceci de ma part. »

L’écrin contenait une bague, qui au premier regard, était d’apparence assez modeste, mais dont le chaton ovale, ayant dans son plus grand diamètre environ la dimension d’une pièce de 2 francs, tenant enchâssé sous verre, un merveilleux chef d’oeuvre de ciselure.
On y voyait tout un paysage d’ivoire, avec des arbres, des personnages, des fleurs ; mais cela si petit, si ténu, si fragile, et en même temps groupé, disposé, fouillé avec des mouvements d’une grâce si parfaite, qu’on demeurait confondu qu’à tant de patience on eût pu mêler tant d’art véritable, pour exécuter ce travail extraordinaire.
De plus, par un raffinement qui doublait le prix d’une pareille attention, les arbres étaient des cerisiers tandis qu’une minuscule bergère, le tablier tendu, et un berger jetant les fruits du haut des branches, représentaient les personnages. »
Bibliographie :
– Jean Claude Banc, « Un cadeau de l’Empereur », Revue de l’ACMN (1998), p.73. L’historique de cette description reprenant certains extraits de l’article.
– Joseph Turquan, « Napoléon Amoureux », Tallandier
– Gérard de Beauregard, « Napoléon Bonaparte et Caroline du Colombier », in « Le Monde moderne », tome 9, 1899.

Bague Napoleon 1er

Bague Napoleon 1er

Martin Guillaume Biennais (1764-1843)
Exceptionnel coffret écritoire du Roi Jérôme de Westphalie, frère de l’Empereur Napoléon I er . Composé de tous ces éléments en or massif, vermeil et bronze doré.
Au chiffre de Jérôme et aux Armes de Westphalie.
Dimension : 54 cm x 32 cm
150 000/ 200 000 €

Bague Napoleon 1erProvenances :
– Jérôme-Napoléon Bonaparte 1784-1860), Roi de Westphalie (1807-
1813). Puis descendance.
– Princesse Mathilde Bonaparte (1820-1904) qui était mariée à Anatole
Demidoff, Prince de San Donato (1812-1870) en 1840.
– Vente du Prince Anatole Demidoff, Palais de San Donato, Charles
Pillet, Paris, 15 Mars au 3 mai 1870, lot 248.
– Giulia P. Morosini (1932).
– Giulia P. Morosini, American Art Association Galleries, New York, 11-
15 Octobre 1932, lot 1743.
– Calvin Bullock (1867-1944).
– The Calvin Bullock Collection, Christie’s, Londres, 8 Mai 1985, lot 95.
Exposition :
Londres, Christie’s, The Glory of the Goldsmith, Magnificent Gold and
Silver from the Al-Tajir Collection, 1989, no. 93

Bague Napoleon 1er

OSENAT - Logo

L’Empire à Fontainebleau
dimanche 26 mars 2017 à 14h30
VENTE
Osenat
Hôtel d’Albe, 9-11 rue Royale
77300 Fontainebleau

expositions publiques
Vendredi 24 Mars de 10h à 18h
Samedi 25 Mars de 10h à 18h
Dimanche 26 Mars de 10h à 12h