Antoine de Saint-Exupéry

Il y a 70 ans les premiers lecteurs découvraient Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry aux États-Unis, quelques années avant sa parution en France

Le-Petit-Prince

À l’occasion de l’ anniversaire de la parution du Petit Prince,
découvrez toute la richesse de l’œuvre originale dans de nouvelles éditions.

Coffret Folio : Le livre Le Petit Prince + Naissance d’un prince avec les aquarelles de l’auteur. Édition à tirage limité, sous étui, accompagnée d’un carnet de dessins de l’auteur extraits de Dessins. Aquarelles, pastels, plumes et crayons

104 +24 pages 9.50€
Première parution en 2006
Nouvelle édition en 2013
Collection Folio, Gallimard

Antoine de Saint-Exupéry a souvent confié à ses proches qu’il n’avait aucune disposition pour le dessin, alors même qu’il ne cessait d’esquisser figures et saynètes en marge de ses écrits. Il se désolait de ne pouvoir mieux contenter sa mère qui, pastelliste appliquée, s’était montrée si soucieuse de l’éducation artistique de ses enfants.
De ce sentiment, Saint-Exupéry fit un livre : Le Petit Prince. Car le dessin est au cœur de la fable : ce petit môle esquissé, est-ce un chapeau ou un serpent boa qui a mangé un éléphant ? Il était une fois un pilote qui, enfant, renonça à une carrière de peintre après qu’il eut compris que jamais de la sorte il ne se ferait entendre des adultes. Quand, bien plus tard, il rencontra dans le désert un jeune monarque à la chevelure d’or, ce fut pourtant tout de suite de dessin qu’il s’agit : « s’il vous plaît, dessine-moi un mouton… ». L’échange qui s’ensuivit confirma son intuition enfantine : le prince ne se satisfit pas de ses esquisses…

Antoine de Saint-Exupéry a souvent confié à ses proches qu’il n’avait aucune disposition pour le dessin, alors même qu’il ne cessait d’esquisser figures et saynètes en marge de ses écrits. Il se désolait de ne pouvoir mieux contenter sa mère qui, pastelliste appliquée, s’était montrée si soucieuse de l’éducation artistique de ses enfants.
De ce sentiment, Saint-Exupéry fit un livre : Le Petit Prince. Car le dessin est au cœur de la fable : ce petit môle esquissé, est-ce un chapeau ou un serpent boa qui a mangé un éléphant ? Il était une fois un pilote qui, enfant, renonça à une carrière de peintre après qu’il eut compris que jamais de la sorte il ne se ferait entendre des adultes. Quand, bien plus tard, il rencontra dans le désert un jeune monarque à la chevelure d’or, ce fut pourtant tout de suite de dessin qu’il s’agit : « s’il vous plaît, dessine-moi un mouton… ». L’échange qui s’ensuivit confirma son intuition enfantine : le prince ne se satisfit pas de ses esquisses de moutons – ils étaient si peu ressemblants ! – mais du dessin de la caisse que ledit animal allait pouvoir occuper. Tout est dit : l’important dans le dessin est ce qu’il recèle et requiert de richesse intérieure, non ce qu’il figure ; et de là : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ». Dans Le Petit Prince, le dessin ne fait pas que soutenir la parabole ; il est la parabole, qui met à jour la fracture entre le monde des enfants et celui des adultes, entre la vérité et le mensonge, entre l’essentiel et le contingent.

Antoine de Saint-Exupéry est né à lyon, le 29 juin 1900. Il passe ses vacances d’été au château de Saint Maurice-de-Remens (Ain), qu’il évoquera dans toute son œuvre. Le baptême de l’air qu’il reçoit fin juillet 1912 sur l’aérodrome d’Ambérieu-en-Bugey décidera de sa vocation de pilote. Il fait ses études au collège Sainte-Croix au Mans, puis en Suisse, et enfin à Paris où il échoue au concours d’entrée de Navale et de Centrale : il décide alors de suivre les cours de l’École des Beaux-Arts.En 1921, il fait son service militaire à Strasbourg, dans l’armée de l’air. Il apprend à piloter, et dès lors, sa carrière est tracée. Au sortir de l’armée, en 1923, il fait différents métiers. Il publie en 1926 son premier récit, dont l’action se situe dans le monde de l’aviation. La même année, Antoine de Saint-Exupéry entre comme pilote chez Latécoère, société d’aviation qui assure le transport du courrier de Toulouse à Dakar. Puis il est nommé chef d’escale de Cap Juby, dans le sud marocain, C’est à cette époque qu’il écrit Courrier Sud (1929). En compagnie de Mermoz et Guillaumet, il part pour Buenos Aires comme directeur de la compagnie Aeroposta Argentina. À son retour à Paris en 1931, il publie « Vol de nuit » (prix Femina 1931), dont le succès est considérable. En liquidation judiciaire, la société qui l’emploie doit fermer. Attaché à Air France en 1935, Antoine de Saint-Exupéry essaie de battre le record Paris-Saigon : son avion s’écrase dans le désert. En 1938, il tente de relier New York à la Terre de Feu : blessé au cours de sa tentative, il passe une longue convalescence à New York. Il publie alors « Terre des hommes », grand prix du roman de l’Académie française et National Book Award aux Etats-Unis (1939). Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est pilote de reconnaissance au groupe 2/33 (1939-1940), puis se fixe à New York. Il tire de son expérience de guerre « Pilote de guerre » (1942) et publie « Lettre à un otage », puis « Le Petit Prince » (1943), son grand succès. Il gagne alors l’Afrique du Nord et réintègre le groupe 2/33 malgré de nombreuses blessures et l’interdiction de voler. Cependant, Saint-Exupéry insiste pour obtenir des missions : le 31 juillet 1944, il s’envole de Borgo, en Corse. Il ne reviendra jamais